mardi 11 septembre 2007

MESSAGE 016 / RELACHE N’EST PAS RELACHEMENT.

Cette semaine, nous, (de majesté, va sans dire) présentons un homme nu, dans une pièce nue aussi.


Voyez,là, illustré, l’état d’esprit, un peu décontenancé, dans lequel je me trouve aujourd’hui, face à vous, alors que mon programme envisageait que je mette en place, à votre intention, quelque chose de bien différent, flamboyant d’assurance.

Je sais, je ne suis pas complètement idiot, je vois bien, comme vous-même, qu’il n’y a pas foule à venir flâner dans le MAMI, vous êtes tout-à-fait en droit de penser : « parce que ce con se croit au top des blogs? «. Vous avez raison. Mais justement, faute d’interlocuteurs sur place, on bouge, on se remue, on cherche, on trouve ...

Et bien, en me remuant, j’ai fait une rencontre bouleversante et je me suis trouvé dans une situation bouleversante. Alors, j’ai pensé : « Fais gaffe Balthazar, les rencontres comme celle-là sont exceptionnelles dans l’existence et, quand je parle ainsi, je parle, si vous le voulez bien, avec tout le caractère dramatique que me confère-afflige tout ce dont je me suis ouvert il y a peu, dans le message 014/. Mieux, avec tout ce que je découvre dans cette rencontre en question, ici, maintenant.

Alors Balthazar a cherché, fait appel à tout ce qu’il y a en lui du Petit Prince et de son ange gardien Saint-Ex, à tout ce qu’il y a en lui de Robinson Crusoé, de Balthazar, l’éléphant. L’éléphant ou le roi mage? C’est très délicat un éléphant. Alors Balthazar a dit à Balthazar : « Balthazar, laisse tomber le planning, attache-toi à cette rencontre «.

Je souhaite que vous aimiez le dessin et qu’il évoque ce que j’éprouve à présent. Gratitude, étourdissement, oui, çà d’abord, et le coeur plein d’or, de myrrhe et d’encens.

Balthazar

7 commentaires:

Thierry a dit…

Eh bien oui, je l'aime bien ce dessin ! Et je le fréquente ce blog, même si je ne poste guère de commentaires, quelque peu décontenancé par la forme comme par le fond (ce qui ne constitue pas une critique, d'ailleurs) :-D

Balthazar a dit…

Merci Thierry,

Je suis, pour ma part, décontenancé par les possibilités et les rencontres que produit ce médium. Effrayé à la pensée de ne pas être à la hauteur des situations et des relations qu'il peut offrir.

Et toujours aussi nul en informatique, j'ai perdu la première réponse que je tentais de publier pour toi.

Amitiés.

Balthazar

hi3 a dit…

Hihihi !
(signe balthazarien de recueillement pré-commentatoire ;-))

Sans vouloir jouer les mousquetaires, j'allais poster, en gros, la même chose que notre ami Thierry un peu plus haut ! Et aussi : ton euh non votre dessin me fait penser à la description du dernier Paul Auster, "Dans le scriptorium", que je n'ai pas encore lu - mais je ne désespère pas.

Je continue à venir ici de temps en temps, espérant secrètement qu'un jour, je comprendrai ou sentirai un peu mieux, d'une manière ou d'une autre, qui vous êtes.

Ahihihicalement vôtre,
hi3

Balthazar a dit…

à hi3 j'ai répondu ceci :

Heu, heu, heu,


Paul Auster, scriptorium. Les grands mots, tout de suite les grands mots. Malgré tout, j'accepte, j'en redemande. Là, sur le dessin, ce que vous me dîtes me bouleverse.
Pour le reste, je sais, ma prose laisse à désirer, et quant à la finalité de mon travail, vous pouvez y compter. J'ai ma petite hi, hi, hidée.

Vous ne comprenez pas ce qu'on peut faire chez moi? ( je traduis ) pardon! ce qui s'y fait. Si je vous réponds : moi non plus, je sais que cela ne vous apportera rien. Mais je vous dois plus qu'une banale confidence. Appels d'air est un anti-blog, comme le MAMI est un anti-musée. Comme il y a l'anti-psychiatrie et mieux encore hi, hi, hi. Ne dites rien de tout çà à quiconque.

J'allais oublier, félicitez le Cardinal d'engager des femmes-mousquetaires dans sa Compagn hi, hi, hi.

J't'aime bien toi, s'écrie le gascon qui se cache en votre,

Balthazar

Balthazar a dit…

Et puis, sur le site de hi3, je retrouvais ceci que je reproduis ici parce que c'est vraiment "moelleux" et plus encore :

@ Balthazar > Vous n'imaginez pas (on se tuvoie, alors ? Vous avez raison, cela donnera à nos échanges ce petit ton délicieusement suranné qui sied si bien à votre goût de la chevalerie - car vous êtes le plus mousquetaire de tous, avez-vous remarqué ?) combien me faites plaisihihir en faisant ainsi l'apologie du triolet un peu débile à l'origine de mon pseudo. Merci pour votre sympathique message. J'en profite pour vous dire mon étonnement de ces allusions à des "disputes", du côté de chez Thierry, car je n'ai pour ma part pas remarqué dans vos échanges la moindre agressivité - il s'agissait tout au plus de joutes verbales aussi agréables qu'inoffensives (mais peut-être ai-je raté quelque chose).

Quoi qu'il en soit, cher Balthazar, vos hihihi me vont droit au coeur. Considérez, je vous prie, que vous m'avez rendu trois hihihi pour un hihihi prêté - je gagne fort au change avec ces hihihi tout neuf (j'espère ne pas vous offusquer en omettant sciemment ce s).

Ahihihicalement hihihitou (hihi !),
hi3

Thierry a dit…

Diantre ! Voici que ce blog MAMIllaire (jeux de mot facile, j'en conviens, mais ô combien tentant — à l'instar des doux appâts féminins qui inspirèrent cet adjectif) devient, tel le Procope, la Closerie des Lilas ou les Deux Magots en leurs temps, le dernier salon où l'on cause ! Foin des escarmouches (dont la réalité reste à démontrer) : elles ne seraient tout au plus que vétilles, insignifiants incidents de parcours sans autre conséquence que l’heureuse rencontre qu’elles permirent ! Vous avez, cher Balthazar et Melchior esq. (l’association permettant d’éluder l’épineuse question du singulier ou du pluriel de la seconde personne), vous avez donc, disais-je, le don d’intriguer, d’étonner, de captiver. Qui que vous fûtes hier (« Qui je fus », intitula, mi-étonné, mi-désappointé, l’admirable Henri Michaux l’un de ses recueils), qui que vous soyez aujourd’hui et serez demain (admirable verbe « être », dont l’irrégulière conjugaison évite toute déplaisante répétition !) vous êtes de ces hommes dont l’esprit libre et l’originalité rendent l’air plus respirable. Et je ne résiste à l’envie de citer cette phrase admirable : « Mon ami, vous êtes une forêt, j’aime aller prendre l’air parmi vous. » (Écrits dans le vide, Pierre Bettencourt).

Bien amicalement,
Thierry

Balthazar a dit…

Ne vous y fiez pas trop, mon cher Thierry. Cherchant l'air, le souffle coupé par vos compliments, je me serais par trop penché par cette fenêtre et me voilà défenestré. Un petit tas immonde sur la chaussée. ( sa précédente réponse qui a pris le même chemin, illisible sous lui, car une fois de plus, nul en informatique, il a merdé et perdu son texte )
Pis, tel Delon, voilà qu'il parle de lui-même à la troisième personne. Plus con tu meures.

Ces mousquetaires, tu crois les anéantir, toujours ils s'en sortent, se récupèrent.Bien ou mal.

Balthazar, mon Joie!
Melchior esq., mon c..