vendredi 17 juillet 2009

MESSAGE 148 / PAR TABLEAUX INTERPOSES




















Suchet
, Etude pour un portrait de femme

J'ai prêté à mes tableaux des propos qu'ils n'ont jamais tenus. D'autres, virtuels ou réels, s'en sont suivis avec vous. Par tableaux interposés. De rares, bien trop rares contacts réels et trop peu suivis nous ont renvoyés à nous-même, à rien ou à plus que vous ne pouviez.
Quand ce fût, avant que nous nous rencontrions, vous regardiez ma peinture, - une peinture qui vous regarde -, comme un miroir ne vous renvoyant que l'image que vous projetiez sur elle. Vous ne faisiez, en somme, face qu'à vous-même et vous rapprochiez, vous rapprochiez. Peut-être.
Vous oubliiez ou ignoriez que, sous un portrait, il y a un peintre. Que, parfois même, ce dernier le recouvre. Vous imaginiez, pensiez qu'un peintre n'est qu'un tableau.. Jamais vous n'imaginiez qu'il vous tende les bras, vous y accueille. Aviez-vous seulement vu que ma peinture était des bras tendus? Je me le demande, je me le demande.

Deale esq. Propos d'atelier.

***

Il délire, il délire!
En quittant le MAMI, faites savoir à Edouard si vous y conservez votre vestiaire et votre table de lecture. Merci.
Clé

13 commentaires:

laurence a dit…

D'ou le nom de votre blog...

Appels d'air a dit…

>laurence
En partie, en partie seulement. Je ne suis pas que miroitier. Je prends l'air où j'en trouve, en moi-même et ailleurs. Comme vous savez je me rends régulièrement chez vous.
Ne me coupez pas l'herbe sous le pied, puis-je compter sur vous?
Merci,

baltha

laurence a dit…

Baltha, parfois je ne comprends pas bien tout...mais depuis mon retour de New York...je suis solide...vous y avez sans doute beaucoup contribué...un grand merci...mais si cela vous occasionne des soucis je m'en voudrai beaucoup...

Appels d'air a dit…

>laurence,
Aucun souci avec vous Laurence, aucun. Je reconnais ne pas toujours m'exprimer bien clairement pour tous(tes). C'est, en partie, dû à un mélange de réel et de virtuel de ma part. Le résultat s'avère parfois confondant.
Le blog est aussi pour moi un vecteur de transferts, leur compréhension, leur interprétation interviennent souvent sur le long cours.
Je passe relativement souvent du plus virtuel au plus réel, du plus impersonnel au plus personnel. De l'extérieur c'est très dur de s'y repérer, moi-même je confesse que cela témoigne d'une part de confusion de ma part.
Il y a de l'analyse dans ce blog comme dans ma peinture.
Je suis bien content que vous vous sentiez solide, vos photos vous autorisent à y trouver de bien solides points d'appuis personnels. J'éprouve toujours un sentiment de gratitude à l'égard de ceux, celles qui savent produire quelque chose, quoiqu'il intervienne par ailleurs entre eux, elles et moi.
A bientôt,

Baltha

elle-c-dit a dit…

Je passe dire bonjour...
Je ne comprends pas toujours tout..

Appels d'air a dit…

>elle-c-dit,
Bonjour à vous.
Je ne comprends pas toujours tout non plus. C'est ce que j'essaye de dire de temps à autres et de différentes manières. Une fois formulé, je crois y voir un peu plus clair, jusqu'au prochain coup, vous comprenez? Tiens, là, par exemple, je rigole, oui, ce que je viens d'écrire me fait rigoler, comme si j'étais content de moi. Il m'arrive de croire que cela peut être communicatif. Là, je rigole moins.
A plus?

Baltha

J.Earthwood a dit…

J'ai, moi-même, bien souvent, prêté à mes mots des sens qu'ils n'ont jamais eus...
Il n'est pas sorti de choses aussi belles mais... je m'entraîne.

helenablue a dit…

:-)

Appels d'air a dit…

>helenablue,
Vous disiez?

Appels d'air a dit…

>J. Earthwood,
Votre commentaire me demande ou attend de moi un effort que je ne peux produire,

Baltha

lô a dit…

je n'avais pas encore vu votre nouvelle bannière et personnellement je la trouve en décalage avec le contenu de votre univers pictural que j'affectionne.
Bon week end Baltha!

Appels d'air a dit…

>lô,
là aussi, Lô, ce doit être une question de mondes parallèles. Vous avez tout à fait raison, j'en suis conscient, c'est voulu, pour le moment. L'immuable, le parfait, la stabilité, la constance tous ces trucs m'effrayent. Je les vois comme les armes mortelles du pouvoir, de la domination. Le fragile, l'incertain, eux, me rassurent. C'est mon régistre pictural et mon univers personnel de réflexions et d'émotions.

Deale esq.

choule[bnkr] a dit…

j'aime bien celui-la.