jeudi 15 octobre 2009

PORTRAIT D'UN HOMME DEFAIT / PORTRAIT DEFAIT D'UN HOMME.

 
Homme défait, huile sur papier marouflé sur bois, 101 X 71, 1996.









 

16 commentaires:

Une femme libre a dit…

Je l'aime bien cet homme-là. Il est défait, oui, mais en même temps, il se tient et s'accroche aux morceaux qui lui restent. Un achevé inachevé. Je le mettrais dans mon salon, celui-là. Il m'inspire confiance.

Appels d'air a dit…

>Une femme libre,
L'homme, pas tout-à-fait libre que je suis, préfère, lui, ces portraits défaits à cet homme défait.
Il me semble que vous préférez peut être les hommes à la peinture, vrai ou faux? Votre jugement en aura été influencé?

Je vous souhaite de vivre avec les hommes et les tableaux que vous aimez,

Baltha

Anonyme a dit…

Baltha c'est vraiment une magnifique preuve d'amour...que de vivre avec "les peintures" de l'être aimé...laurence

Aude a dit…

Vivre avec les hommes et les tableaux que vous aimez, c'est un beau souhait Baltha.

Appels d'air a dit…

>Laurence,
Pour ma part, il m'est arrivé de temps à autres de me demander si on ne préférait pas vivre avec ma peinture ..... et sans moi.
Si bien que désormais lorsque je m'enflamme, je demande ou répond : vous envisagez que nous vivions ensemble, est-ce avec moi ou avec ma peinture?
A contrario, lorsqu'il y a séparation et que l'attachement à ma peinture n'en est pas ébranlé, cela me met du baume au coeur.
Vous savez tout de,

Baltha

Appels d'air a dit…

>Aude,
Avec les tableaux que j'aime ( les miens et ceux d'autres) je vis en permanence qu'ils soient ou non à mes côtés.
Avec les personnes, je ne vis pas toujours avec celles avec qui j'aimerais vivre et parfois avec celles avec lesquelles je déteste y être contraint.
Dans un cas comme dans l'autre, il m'arrive de prendre les gens pour des tableaux et les tableaux pour des gens.
Il me faut y regarder à deux fois. Ca me joue des tours.

Fidèlement,

Baltha

Une femme libre a dit…

Cher Baltha, il est plus facile de vivre avec la peinture d'un homme qu'avec un homme réel. On la met là, on la regarde quand on veut, si on en est lassée, on la tourne de bord pour quelques jours ou quelques mois. Mais un homme! un vrai, c'est bien compliqué. Exigeant. Ne comprend pas qu'on veuille le mettre de côté pour quelque temps. Veut qu'on prenne soin de lui tout le temps. Malgré tout, vous avez raison,je préfère l'homme à sa peinture. Lui, il peut me prendre dans ses bras.

Appels d'air a dit…

>Une femme libre,
Avez-vous essayé alors de prendre sa peinture dans vos bras?

Mimi a dit…

Serais-tu en train de virer à l'abstrait ?
Rien à redire pour la peinture, encore que je préfère le figuratif — cet homme défait me parle et je l'entends, même si sa langue m'est inconnue.
Mais en ce qui concerne l'amour, ne crains-tu pas qu'une trop grande abstraction ne conduise à la folie ? A moins que ce ne soit à la sagesse que je soupçonne dans le dernier tableau…

laurence a dit…

Mimi,votre logique d'esprit est imparable ... dans les deux cas je crains le pire...

Appels d'air a dit…

>laurence,
J'ai procédé à un transfert chez vous de commentaire ( le vôtre ici sur celui de Mimi )A ma connaissance Mimi ne revient pas sur ses pas pour lire les suites de ses commentaires.

Tous les hébergeurs de blogs ne dotent pas leur logiciel d'une formule qui permet d'être informé du suivi, c'est peut-être le cas du sien.
Baltha

laurence a dit…

Moi non plus je ne suis pas forcément...peut être le devrais-je? Mais vous savez je suis un peu funambule le fil arrière est gravé dans ma tête celui de devant...

Appels d'air a dit…

>laurence,
Au prochain croisement,
Baltha

helenablue a dit…

Le choix est difficile, l'homme ou sa peinture ou les ddeux. Parfois l'atachement à l'un l'emporte sur l'autre parfois à l'inverse le transcende.
Toujours un plaisir non feint de passer te voir Baltha!
Avec tout ma fidélité.
Hélèna

Appels d'air a dit…

>helenablue,
Je transmets ton commentaire à ma peinture, je ne manquerai pas de te faire savoir ce qu'elle en pense,
Baltha

Une femme libre a dit…

Si le prenais la peinture de l'Homme dans mes bras, ce serait pour la vendre. Comment pourrais-je oser profiter de ce qui ne m'appartient pas? L'Homme est libre et sa peinture aussi.