dimanche 7 mars 2010

C'EST SUR CE QUAI ...

désert et abandonné que je commençai la réalisation de mes premières mises en scènes/sites. C'est sur ce quai encore que je pris conscience du surréalisme(*) de cette entreprise et de ce que le surréalisme pouvait et pourrait recouvrir; il régnait là des températures qui auraient accablé un chien andalou.
J'ignorais tout encore de ce dans quoi je me lançais, j'abordais cela comme j'aborde un tableau, sans savoir où il va me conduire, sans aucune idée du chemin à prendre.

Tout cela était bien au delà du réel, le reste aujourd'hui.























Gare d'Uzès, 28 juin 1996.























Gare d'Uzès, 28 juin 1996.






















Gare d'Uzès, 28 juin 1996.























Gare d'Uzès, 28 juin 1996.


Deale Esq. Propos d'Atelier, 7 mars 2010.


(*) Est-ce dans les gares (d'Uzès ou de Perpignan) que le surréalisme s'épanouirait le mieux?

8 commentaires:

laurence a dit…

La salle d'attente... ouah... le cadrage et l'appareil photo... une véritable mise en scène ou une mise en abyme...
Baltha non seulement un centaure mais aussi un philosophe, un peintre et un photographe... jolie palette cela ne m'étonne pas que vous soyez fatigué à la fin de la journée....

Appels d'air a dit…

Laurence,
Il m'arrive de me sentir fatigué même au réveil. Bien sûr quand je vous lis tout retrouve la forme, même quand vous faites très fort dans presque l'hagiographie. Je rigole, dites-moi que vous rigoliez aussi en écrivant ce que je viens de lire et que vous avez été contaminée par le surréalisme du quai de cette gare. Moi aussi d'ailleurs, j'en fais beaucoup.
Bonne journée à vous en particulier et à toutes les femmes,
Baltha

Appels d'air a dit…

>Laurence,
Part2, Si je me souviens bien l'appareil photo ici était une chambre de fabrication soviétique, Iva, la femme du photographe est slovaque, sa dot qui sait?

Bona a dit…

Si je pense que cette gare fut familière à l'ami Gide. Je suppose qu'il s'assoupissait au même endroit, en attendant le train en provenance de Perpignan (l'auteur du chien andalou y faisait halte, Monsieur Teste également? on peut le supposer; après tout pourquoi pas?) Tu dors parmi les ombres lumineuses, ami Hervé.

Appels d'air a dit…

>Bona,
Des ombres qui me font cauchemarder parfois,
Baltha

Laure K. ( del sol ) a dit…

beau noir et blanc, j' aime les instants du repos du brave ;

Appels d'air a dit…

>Laure K(del sol),
Je suis retourné hier faire tourner votre montage. Le commentaire que j'y avais laissé me laisse perplexe : avez-vous changé la musique ou suis-je victime d'un jugement porté à la hâte?
Aujourd'hui, je trouve votre montage fort réussi. Je vous laisse libre de prendre ou non en considération la validité de ce correctif.
Baltha

Sylvaine V. a dit…

Il s'épanouit mieux en troisième classe ! Non...A part ça j'adorais l'ambiance de quai de gare...mon dada !