vendredi 22 juin 2007

MESSAGE 003 / PROPOS D'ATELIER

Nos cultures circonscrivent, règlementent la place de l'art. Lui, dans la clandestinité de la contemplation où il s'exerce, se soustrait à ces contraintes. L'art est clandestin ( * ). Aussi,, lorsqu'il apparaît au grand jour, c'est là où on ne l'attend pas, là où il n'est pas reconnu comme tel, et pour bien longtemps. L'art contemporain, l'art d'aujourd'hui, c'est lui, là.

Bien que l'art abolisse le temps, il ne lui échappe pas; mais le temps n'aime pas ce qui s'affranchit de lui. Cet antagonisme s'exprime par le biais de la reconnaissance, elle opère comme un juge, longtemps après les faits, longtemps après les actes. L'art peut alors rejoindre l'histoire et la culture. Après coup et pour un temps seulement. ... là, sous le regard d'un spectateur, il redevient de l'art, affranchi du temps, de nos cultures, de leurs limites.

Mettre en scène la peinture, ce qui peut constituer ou restituer son environnement, ceci même, est pour moi une épreuve de cet ordre, relève de ce constat, de ces alternatives. Quand la contemplation cesse d'être là, le temps reprend aussitôt ses droits, ses prérogatives. L'art a à faire avec ces va-et-vient, ces levers de rideaux. L'espace de l'art est d'abord dans la clandestinité, l'intimité, la contemplation.

Avant, plus tard ou jamais, d'accèder aux domaines public, marchand, de la communication, à l'appellation d'art contemporain, auxquels, sans cesser d'appartenir à la clandestinité, il est indifférent.

Ici, Carolina est venu un jour ajouter un commentaire. Il figure dans les commentaires accessibles depuis les liens propres à ce même message, mais je trouve plus direct, plus approprié de venir le rajouter ici même. Vous aurez deviné, Carolina est brutalement, entendez : soudain, alors que je ne m'y serais jamais attendu, venue faire irruption dans mon existence. J'étais là-haut, sur les Canopées, elle a secoué le tronc de l'arbre sur lequel je me trouvais (ici, rigolez avec moi, ça me fait penser au Boudha, mais tout de même, tout de même...) c'était Carolina.
- "Monte Carolina, je t'en prie monte, viens passer un moment avec moi."
Balthazar, 9 septembre 2007

Voilà le commentaire de Carolina :
"je remonte doucement ,doucement votre blog, en flanant, je lis cet article me parait fondamental, par conséquent, je rajouterai : d'abord le faire.... le temps se charge de dépouiller le lapin, lorsqu'il ne reste que cette carcasse piquante, sèche et solide, disons...ivoire, ce lapin là existe enfin"
9 sept 2007 00:27

  1. atelierclandestin
  2. biennaledeparis

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Art-tichaud ou froid
Tout est l'Art-m a la main
Tout est est l'Art-m a l'œuil
Moi l'Art- chiduc en pleine Art-sention
Je m'Art-ache sans Art-ente
C'est très Art-ificiel mais bien réel
Du digil'art brut sans Art-ière pensées
Biz'art Biz'art
Art bientôt
ed30

Balthazar a dit…

L'Art souille.

carolina a dit…

je remonte doucement ,votre blog,en flanant,je lis cet article me parait fondamental,par conséquent,je rajouterai:d'abord le faire....le temps se charge de dépouiller le lapin,lorsqu'il ne reste que cette carcasse piquante ,sèche et solide,disons...ivoire,ce lapin là existe enfin.