jeudi 30 septembre 2010

COTE-A-COTE




























Je poursuis le travail de juxtapositions entamé hier. Ce travail m'intéresse beaucoup, m'intrigue. En surgissent des émotions personnelles et profondes liées à la reconnaissance de la continuité, l'unité frappantes dans tout cela, à la parenté réelle qui lie ces personnages, comme s'ils sortaient d'un monde proche, partageaient des regards similaires sur le monde et nos contemporains.
J'aimerais agrandir ces dessins récents aux dimensions de mes tableaux antérieurs  par impression sur imprimante gd format ou sérigraphie. Les mettre côte à côte, me confronter à eux dans cet état.
Je me doute que ce que j'envisage là laisse froid qui me lit ici, mais pas moi. C'est là tout le plaisir du peintre, le bonheur de l'atelier. Cette succession de l'apparition d'une évidence, qui  se prolonge par une anticipation. 
Deale Esq. Propos d'atelier, septembre 2010.

mercredi 29 septembre 2010

IMPROBABLE













Je n'avais jamais travaillé de façon prolongée, comme j'y suis contraint aujourd'hui, sur de petits formats. Avant d'interrompre ma peinture je m'étais installé sur un format et un support avec lesquels je me sentais à l'aise et en mesure de produire ad mortem. Le travail que je fais aujourd'hui sur petit format, ce que ma peinture parvient à y exprimer réduit d'autant ce que je parvenais à exprimer sur un format plus grand. Il n'est qu'à comparer sur écran deux images de travaux de formats initiaux réels différents, l'un de format 21 x 29,7 cm, l'autre de format 101 x 71 cm par exemple ( voir ci-dessous* ).
Par ailleurs le fait de me sentir confiné sur papier de format réduit me semble parallèlement réduire simultanément mon champ de liberté faute d'y lire des pistes de recherche susceptible d'aboutir, donnant envie d'être poursuivies.
Aujourd'hui je ne travaille plus dans un espace de liberté, je travaille sur un espace contrôlé. Autrefois je travaillais à distance critique de l'ordre établi, le manque de ressources matérielles ont permis à mon vieil adversaire, l'ordre établi, de me rattraper. Je travaille aujourd'hui sous sa curatelle.
Cependant je fais toujours, malgré cela, une peinture improbable. Comprenez bien que c'est mon pinceau seul qui en dirige et maîtrise l'exécution, que moi-même j'y interviens fort peu sinon pour rien. Je ne suis pas un tapissier, je ne suis pas un artisan. Je n'ai pas une main obéissante et soumise.
Il me faut croire, il vous faut croire également que l'improbable s'exprime plus librement sur grande surface que dans un espace réduit. J'aimerais savoir si en extrapolant à d'autres matières, d'autres disciplines on pourrait faire de tels constats. En politique? En zone de rétention? Sous le seuil de pauvreté? Que sais-je ... 
En conclusion, dans de grands espaces il est difficile à l'ordre établi de vous y poursuivre et encore moins de vous atteindre. Où l'on voit ici qu'il en va de même pour le peintre que pour les otages, l'ordre établi souffre là d'un fort handicap. La parabole est un peu lourde certes mais je n'en jubile pas moins.
Deale Esq. Propos d'atelier, septembre 2010.

***

(*)












A gauche 101 x 76 cm
A droite 21 x 29,7 cm
A l'écran ma démonstration ne me semble pas évidente. En agrandissant cependant mon hypothèse, une fois encore, me semble plus probante.
Par ailleurs, je trouve intéressante la juxtaposition d'oeuvres de différentes périodes. De là à juxtaposer des oeuvres "à distance critique de l'ordre établi" à des oeuvres "bourgeoises" faut voir. ( Note personnelle en marge de Propos d'atelier )

mardi 28 septembre 2010

JE CONFESSE

Je confesse une brève incursion dans la peinture bourgeoise.
Deale Esq.
















Sans titre, pastel sur papier marouflé sur bois, 101 x 71 cm, milieu des années 90


PIRE ?

Qu'est-ce qui serait pire?













à gauche : Pfttt...
au centre : Se faire une raison? 
à droite : C'est épouvantable!

NDLR. Les réponses qui figurent ici n'ont rien à voir avec quelque sondage d'opinion que ce soit. Les positions gauche, centre , droite ne font pas plus, ici, référence à des orientations politiques.

lundi 27 septembre 2010

samedi 25 septembre 2010

CA DECROCHE















Je sens que je décroche...
















Je décroche encore ...
















Je décroche toujours...










J'ai bel et bien décroché.



 ***


Ces dessins participent toujours de la série que j'appelle Dans la penderie du MAMI. L'emploi, dans les légendes, du verbe décrocher est donc, somme toute, bien logique. Ne sommes-nous pas, en société, les uns et les autres plus ou moins sur des cintres , non ?  Allez, allez!
Deale Esq. Propos d'Atelier, note de marge, septembre 2010.

vendredi 24 septembre 2010

CA SE RAPPROCHE















Je suis sur une pente descendante,

















sans avoir atteint des sommets ...

















toutefois je n'ai pas encore atteint le fond.











Ca se rapproche, ça se rapproche.



N.D.L.R. Si, éventuellement, vous laissiez quelque commentaire je vous serais reconnaissante d'y paraître compassé(es). Merci.
Par ailleurs toute ressemblance entre les personnages ci-dessus et des membres d'APPELS D'AIR ou du MAMI serait tout à fait fortuite et sans rapport etc. 

jeudi 23 septembre 2010

JE















Je...
















Je ne vois plus personne. 
















Je n'ai plus personne à qui parler.












Ca sent le bout de la fin.

mercredi 22 septembre 2010

mardi 21 septembre 2010

lundi 20 septembre 2010

QUE DITES-VOUS?













A droite : Que dites-vous?
à gauche : Je disais, un Chabrol ce soir à la télé, faut bien régler les frais d'inhumation. Chabrol aurait-il mis de telles paroles dans un de ses scénarios? Qui sait? Je sais, formulé comme ça, c'est violent mais des fois il m'arrive de penser ... tant qu'à malmener la bourgeoisie autant s'en donner les moyens. Son cinéma ne reste-t-il pas tout de même  très bourgeois?
***

N.D.L.R. Ne vous formalisez pas de cette sortie de Baltha. Elle n'appartient qu'à lui, les portraits de Deale Esq. ne s'adressent jamais à leurs spectateurs sans que Deale et, lui seul, ait donné son accord. Reste que les cortèges funèbres des SDF sont eux, il est vrai, bien peu fournis. Vous savez quoi? Je rêve d'un film où un bourgeois se ferait enterrer comme un SDF. Confidence pour confidence, c'est ce qui risque fort d'arriver un jour à Deale Esq. Du mauvais Chabrol direz-vous ...

vendredi 17 septembre 2010

TOUT
















Mesdames, encre, 21 x 29,7 cm, septembre 2010.

" Tout n'est pas perdu lorsque l'on a plus rien. Tout est perdu quand on ne peux plus rien faire. "
Deale Esq. Propos d'atelier, Lascaux V, septembre 2010

jeudi 16 septembre 2010

CHACUN UNE BULLE
















" Où est le temps béni et si rare où des peintures pariétales se réveillaient et se révélaient à nous des dizaines de milliers d'années après qu'elles aient été exécutées?
Voilà le sort que j'aimerais savoir réservé à ma peinture. Etre regardée comme telle, une peinture du fond des âges. "
Deale Esq. Propos d'atelier, Lascaux IV, septembre 2010

mercredi 15 septembre 2010

LEGENDE TRIVIALE














" Bon, c'est pas l'tout. Nous ne sommes guère appréciés ces derniers temps. "

***
" J'ai longtemps rêvé de voir ma peinture sous les feux de la rampe. En vain. Peu à peu cette déconvenue s'est muée. Depuis je rêve d'une peinture à l'abri des regards, mais sauve, SAUVE. "
Deale Esq. Propos d'atelier, Lascaux III, 15 septembre 2010



N.D.L.R. Les commentaires des personnages ci-dessus sont sans rapport avec la situation actuelle dans notre pays, pas plus qu'avec une quelconque ambiance qui règnerait dans les couloirs du MAMI. " Quoique "
Clé

dimanche 12 septembre 2010

VOUS VOUS
















Sans titre, encre sur papier, 21 x 29,7 cm, septembre 2010.

" Vous vous faites des idées vous deux. "

mercredi 8 septembre 2010

lundi 6 septembre 2010

vendredi 3 septembre 2010