jeudi 11 octobre 2007

MESSAGE 026 : AUTOPORTRAIT

Je suis assiette vide, je suis dépouillé, je suis Robinson, Crusoé, je suis Petit Prince, rien que ça! Je suis Saint-Ex. , ben voyons! Je suis Balthazar, roi mage, éléphant, grand repas.

NON MAIS POUR QUI SE PREND-T-IL?

Je suis Deale esq., poète-ingénu-génie, voyageur-spectateur du monde, croyant être revenu de tout, sans cesse tombant des nues, je suis Melchior esq., mon fox-terrier.

Sans une, je ne suis pas grand chose.

Grâce à elle, je commence à me laisser faire, par elle seule. J'étais un cheval de bois. Pour l'état-civil, je suis, si vous saviez ce que je m'en fous! Je renais sous une nouvelle identité. Chaque fois que je tombe et me ramasse, je m'invente alors un double. Tout seul, sans eux, je ne m'en sortais jamais.
Je ne suis pas un terroriste, plutôt pacifiste et péremptoirement résistant. Je ne suis qu'un clandestin, avec de vrais papiers. Accessoirement, je tente d'animer le MAMI, Des fois je m'y sens bien, d'autres, c'est irrespirable, etc. Sans tout ça, je serais tombé bien bas. Avant, quand je regardais en bas... Aujourd'hui, je n'en reviens pas.

Faut-il vous faire un dessin?


Jamais je ne détourne une image, un dessin pour un autre objet que celui auquel je l'ai destiné en le faisant, le dessinant. Seuls, ceux auxquels je n'attribuais pas de titre, après leur élaboration, restaient dans cette mélancolique attente de leur destination. Celui-ci et moi-même commençons à trouver la nôtre simultanément. Nous ne sommes que trois à partager ce secret. Ce Pierrot, c'est notre témoin


Du triomphe d'Eros sur Thanatos,
Que je veux concrétiser.

lundi 8 octobre 2007

MESSAGE 025 / SALUEZ LADY SPARKLES

- Edouard?
- Oui, Monsieur.
- Si vous voyiez avant moi Lady Sparkles, passez-lui le bonjour de ma part.
- Lady Sparkles, Monsieur? Vous voulez dire Lady Outshine...
- Dites quand même Lady Sparkles, Edouard.
- Compris, Monsieur. Et comptez sur moi.

Edouard irremplaçable, irremplaçable Edouard.

dimanche 7 octobre 2007

MESSAGE 024 / PRENEZ L'ASCENCEUR AVEC MOI

- Edouard ?
- Oui, Monsieur.
- Prenez l'ascenseur avec moi, allons dans mon bureau. J'ai besoin de me confier à quelqu'un.
- Mais, Monsieur.
- Je vous en prie, Edouard.
***

- Voilà, je fais le constat que je n'ai pas été à la hauteur des rencontres au devant desquelles je suis allé. De surcroît, je n'ai pas su répondre, non plus, aux attentes qu'elles m'offraient.
Aujourd'hui, Edouard, je voudrais disparaître six pieds sous terre.
- Monsieur, ne faîtes pas ça. Il y a surement un malentendu. Faites-vous allusion à cette jeune femme dont vous disiez quelle femme épatante, quelle artiste époustouflante ?
- ( Ici silence de Balthazar.)
- Alors, Monsieur, resaisissez-vous, les choses en valent la peine, la situation l'exige. Oubliez-vous que le MAMI c'est elle qui, pour beaucoup, lui a donné un sens? Vous ne pouvez pas faire ça ni à l'une ni à l'autre.
- Merci, Edouard, merci. J'avais besoin d'entendre ça.


vendredi 5 octobre 2007

MESSAGE 023 / GOOD MORNING LADY OUTSHINE

Bien que discret, vous avez sûrement remarqué l'attention disponible et discrète d'Edouard O'Neball (*), le chasseur du MAMI. Avec sa bonne tête d'Irlandais pur malt. Il voit tout et c'est une tombe. Les vers du nez, impossible de les lui tirer. Quand vous croyez qu'il se confie, c'est encore professionnel, pour mieux vous être utile, agréable, vous renseigner, vous dépanner.
Ici, il a donc pas mal à faire.
C'est lui qui réconforte d'un regard quand il vous voit, absorbé, passer la porte à tambour. Lui encore qui vous prête une oreille pour une petite misère, la phrase, d'apparence anodine, qui se révèle un judicieux conseil, lui toujours. Encore lui qui, malicieux, vous glisse c'est pour la bannière?
L'homme pour tout. Non, pas tout. Qu'on aimerait avoir à son service...

Et bien, ne vous y fiez pas quand même. Quand il dit merde, c'est merde.


Médaillon damasquiné, métaux précieux

(*) S'appeler O' Neball quand on travaille pour Balthazar, évident bien sûr. N'est-ce pas Lady Outshine?

mercredi 3 octobre 2007

MESSAGE 021 / BLEUS A L'AME AU MAMI

Au Français, si un acteur vient à défaillir un autre, aussitôt, vient sur scène se substituer à lui. C'est au cahier des charges de la Comédie-Française. Les services culturels publics ont de ces parades. Sans pareil.

Ici, au MAMI*, foin de telles mascarades. Le MAMI est fondamentalement un anti-musée. Il a des états d'âme. Ses "conservateurs" aussi. Balthazar a fait une mauvaise chute.



Ca devait un jour ou l'autre lui arriver, à force de prendre des risques, des Canopées, il s'est cassé la gueule.

Aussi, comme vous pouvez en juger, le MAMI est-il un musée-vide et sombre. Comme Balthazar. Mais ne dit-on pas d'un bon puits que plus vous en tirez l'eau plus elle se renouvèle.

Alors, tout cela finira bien par rentrer dans l'ordre.

Deale esq.
*MAMI, Musée d'Art Moderne Itinérant.