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mercredi 14 janvier 2009

MESSAGE 115 / AVEC LE TEMPS






















Suchet,
Etude pour un portrait d' Imparfait
e
huile sur papier, 101 X 71 cms, 31. XI. 1998

A l'écran ce tableau est un de ceux qui m'en impose le plus, un de ceux dont je me sens le plus proche. Le tableau, la femme, m'en imposent l'un et l'autre.
Avec la maturité cette femme s'est dépouillée des artifices faciles et mondains de la séduction pour acquérir et développer sa lucidité, sa solidité, son volontarisme. Si elle peut sembler quelque peu désabusée, elle regarde les choses en face. Tout cela lui donne énormément d'allure.
Le tableau m'émeut, quant à lui, par ce même dépouillement d'artifices, cette femme surgit au milieu de rien. La peinture s'est affranchie du décor, des décors, de la "tapisserie".
Peindre aujourd'hui, c'était un peu cela pour moi.

mardi 23 décembre 2008

MESSAGE 111 / MICRO CACHE AU MAMI

Dupondé & Duponté
dans :
l'Espion de Beaubourg
au MAMI






















Suchet,
Etude pour un portrait d' Imparfait(*)
huile sur papier, marouflé sur bois, 101 X 71 cms, 12. XII. 1998

***


- Dupondé : Ce Suchet, il est vraiment dans l'air du temps.
- Duponté : Comment ça?
- D.dé : Ben, regarde ses personnages, ces têtes de lendemains de Fêtes.
- D.té : Tu veux dire dire qu'il prophétisait la crise ou qu'il nous donne à voir les têtes de nos contemporains en surcharge pondérale post-festivités?
...
- D. : Mais, quelle peinture!
- D.té : Quelle peinture!
...
- D.dé : Il faudra attendre quelques vingt-cinq ou cinquante années avant de voir cette peinture dans les institutions publiques.
- D.té : Au moins.
...
- D.dé : Et puis, ici, on est dispensé des commentaires savants et communicants des critiques d'art et des commissaires.
- D.té : Le public n'a nul besoin de ces célébrants pour faire les répons.
...
- D.dé : C'est ça l'art d'aujourd'hui, vingt-cinq à cinquante ans d'avance sur l'art contemporain, sur les institutions.
...
- D. : Taisons-nous, tu vois ce type là-bas? Il a une tête d'espion de Beaubourg.


(* ) Dupondé & Duponté : et si l' Espion de Beaubourg c'était cet Imparfait? Mais c'est que ça se pourrait bien, nom de dieu.

mercredi 17 décembre 2008

MESSAGE 110 / CONSULTANT






















Suchet,
Etude pour un portrait d' Imparfait
huile sur papier, 101 X 71 cms, 25. X. 1998



Mon oeuvre est ponctuée de quelques cataclysmes. Ils en constituent l'armature. Vous voyez, là, l'importance de la ponctuation.
J'ai posé mes pinceaux depuis dix ans à la suite de tout cela. Accessoirement, il m'est arrivé d'utiliser plume, gouache, aquarelle, tempera. Sans plus, sans moins. J'ai même fait ce qui, au demeurant, me paraît le plus abouti et exécuté de la façon la plus spontanée : le Off du off.

Aujourd'hui, la crise, une rencontre aussi, un neveu de surcroît, d'autres déjà me donnent envie de faire avec eux l'expo-vente que je n'ai jamais osé entreprendre. Capitale, le e final n'est pas superflu.

Actuellement tous les milieux qui profitent de l'Art, à qui l'Art profite, sans que ce dernier en profite toujours, sont à la recherche de nouvelles maîtresses, de nouvelles danseuses, de nouveaux maîtres. Je me sens, moi, des ailes, un bec et des griffes de consultant dans ce contexte là, mais consultant en ressources solidaires, quelque chose comme çà.

Deale esq.
dans Propos récemment tenus à l'atelier avec Melchior*

***

Nous ne retrouvons plus les clefs de la Bentley au tableau de la réception du MAMI. Edouard O' Neeball déclare qu'il les a peut-être égarées. Vous pouvez consulter la photo du porte-clef à cette adresse
Toute personne susceptible de nous aider à les recouvrer sera reçue comme Amie à vie du MAMI.
Clémentine

(*) Melchior est le chien du MAMI

vendredi 12 décembre 2008

MESSAGE 109 / JE M'EMMERDE






















Suchet, Etude pour un portrait d' Imparfait
huile sur papier, 101 X 71 cms, 13. XII. 1998

( presque dix ans jour pour jour )


J'ai voulu faire une oeuvre dans ma vie. Cette dernière ne s'est pas encore prononcée clairement pour dire s'il y a là un échec ou une réussite. Je ne sais pas, aujourd'hui, qui va précipiter qui. La vie, l'échec, la réussite?

L'attente est un échec, la victoire de l'ennui.

L'oeuvre reste une victoire sur eux, sur tout.

Je m'emmerde, oui, vous l'avez compris, je m'emmerde. Et vous?

Deale esq., Propos d'ateli
er

samedi 6 décembre 2008

MESSAGE 108 / PEINTURE / PARFUM






















Suchet, Etude pour un portrait d' Imparfait(*)
huile sur papier, 101 X 71 cms, 25. X. 1998

Courtoisie Monsieur P. Suchet


Il y a un certain nombre d'analogies entre la relation que j'entretiens à la peinture et ma relation aux parfums. Une maison sans tableaux c'est comme une maison qui ne sent rien.

Mes yeux sont aussi curieux de voir ce que les gens accrochent chez eux que mon nez de s'informer de ce qu'ils sentent.

Impressions de tous ordres et effluves sont cousines. L'attention que je leur prête également.

Intensité et adéquation de chacun marchent de pair.

(*) Cet Imparfait consomme régulièrement du whisky et s'absorbe pareillement sur ses tableaux. Tout chez lui sent peinture et whisky.

mardi 25 novembre 2008

MESSAGE 106 / PROPOS D'ATELIER






















Suchet, Etude pour un portrait d' Imparfait, huile sur papier, 101 X 71 cms, 19. XII. 1998

Courtoisie Monsieur P. Suchet


Je trouve aujourd'hui les Imparfaits très XIX ème. Avec le recul d'une dizaine d'années depuis leur réalisation. Malgré les dispositifs pris pour les rendre hors du temps, de tout contexte social : absence de fond, de vêtements, d'éléments susceptibles d'indiquer une époque, une localisation, une condition. Les Imparfaits ont, malgré moi, du Zola, du Hugo, du Dumas, non?
A leur création je ne les avais pas non plus dénommés Imparfaits. Je l'ai fait depuis en opposition aux Fulambules, aux Bâtons-à-tête de Conteurs, Bâtons de Griots, Arbres-à-tête qui, eux, évoluent sur un registre différent.
Les repères qui n'ont pas variés c'est le cadre dans lequel je les incluais et continue à le faire. Tous me paraîssent s'intégrer dans une lignée familiale. Comme si chacun laissait transparaître dans sa physionomie, son regard, ses pensées, ses attitudes tout l'acquis émotionnel enregistré au cours de l'existence de chacun et transmis en succession, en héritage avec leur patrimoine génétique. Alliances, déboires, succès, tares et capacités retracent ici une généalogie.

C'est à ce niveau, inconscient je pense, que le spectateur réalise ici qu'il instaure un dialogue singulier au tableau et à lui-même.

Par sa seule présence physique le tableau établit la communication avec le spectateur, grâce à ce que je viens d'évoquer plus haut. Le tableau monologue avec lui-même en présence du spectateur, le spectateur fait de même en présence du tableau.

Si, réellement, je suis parvenu à activer ce phénomène avec les Imparfaits, j'aurai répondu là à cette question que je me posais continuellement, me pose encore : que fait-on avec la peinture aujourd'hui, que peut-on faire aujourd'hui avec la peinture qui n'ait encore jamais été fait?

Je note encore, en procédant ici à cette sorte de rétrospective, que ce que je dis plus haut complète encore ce que j'en disais hier, le tableau et nous sommes dans une relation évolutive, renouvelante. Le tableau nous change, change notre relation à nous-mêmes et aux autres, au monde.

Encore ceci, à présent. Il me semble que cet Imparfait et moi avions, il y a dix ans des choses à nous dire que nous ne disions pas, que nous ne partagions pas avec d'autres. Il en est toujours ainsi, j'en fais le constat en en recevant cette photographie et je ne doute pas qu'il en sera ainsi chaque fois que nous nous croiserons, que nous irons au devant l'un de l'autre. Que le spectateur peut, lui aussi, partager cela avec cet Imparfait.

Deale esq. Propos d'atelier
.

lundi 17 novembre 2008

MESSAGE 105 / TENSION




















Suchet, Etude pour un portrait d' Imparfait, huile sur papier, 101 X 71 cms, 20. X. 1998
Courtoisie Monsieur P. Suchet

Il y a, me semble-t-il, une tension dans ce tableau qui résulte de la difficulté à cerner la personnalité du personnage. Certains de ses traits invitent à proposer des réponses opposées, on est balancé, je crois, entre des réponses qui opposent doute et éventuel. Ce sont ce déséquilibre et cette tension qui m'ont intéressés ici et continuent à le faire depuis.

Deale esq., Propos d'atelier


***


Ce tableau vient, en avant-propos, illustrer dans ce message une démarche parallèle, menée sur un autre medium, celui sur lequel nous nous trouvons ici-même.
Sur cette toile cybernétique, il arrive que les enchaînements que nous effectuons d'un site à un autre, d'un blog à un autre, d'une page à une autre témoignent eux aussi de cette tension soutenue et déséquilibrée.
Si ce que j'avance ici vous semble pertinent, si vous voulez en faire l'expérience, vous faire une opinion, je vous propose les enchaînements ci-dessous :

- http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/11/13/6779/
- http://lbenyell.blog.lemonde.fr/2008/11/11/guillaume-herbaut-les-traces-de-tchernobyl/
- http://lbenyell.blog.lemonde.fr/2008/11/07/mohamed-bourouissa-peintre-de-la-vie-moderne/
- http://www.oc-tv.net/mohamed-bourouissa.htm

Je trouvais qu'il y avait là, dans cet enchaînement, comme un montage cinématographique bien fait, réussi. Je vois là une piste intéressante à poursuivre avec cette sorte d'enchaînements.

***

Petite annonce.
Arthémisia , qui figure dans les liens de notre colonne verticale, a bien voulu nous faire part des besoins de sa fille . Je vous donne connaissance de son mail :
>

Je transmets…

Cézair est un groupe de musiciens amis de ma fille.
Allez les écouter http://www.myspace.com/cezair
(le Bénévole de l'alcool...)
Bises

Arthi

Subject: Un guitariste soliste?

Bonjour les amis,
>
> Nous cherchons actuellement un guitariste soliste. Alors créons une chaine pour en trouver un tous ensemble.
> Si vous êtes sympas, vous pouvez envoyer ce mail à cinquante cinq de vos amis sans quoi un dragon à deux têtes viendra vous dévorer dès demain.
>
> Merci à vous, donc n'oubliez pas, faites passer le mail afin que peut etre un pote à vous devienne la Folk star de demain.
>
> Cézair, 06 13 81 30 56
> Bisous les potos.


***

Nota bene : personne ne m'avait signalé la faute d'orthographe glissée dans le bandeau du MAMI. Nonchalant ne s'écrit pas nonchalent

mardi 11 novembre 2008

MESSAGE 104 / MONSIEUR R. prétexte à





















Le texte de ce message est aujourd'hui effacé. A la suite de mauvaises manoeuvres de ma part. Deux que je suspecte d'avoir déstabilisé mon système : un changement de version de logiciel de navigation et une tentative d'adjonction de stockage externe de données.
Les deux ne me donnant pas satisfaction avec l'apparition d'un ralentissement important du fonctionnement.
En revenant à mon ancienne configuration, je constate la disparition des illustrations de mes derniers messages de blog. Je ne parviens pas à les restituer après plusieurs tentatives faute, sans doute, de ne pas leur avoir laissé l'espace suffisant pour qu'elles prennent place avant le texte toujours en place. Je procède alors à une tentative par copier-coller sur note-pad de mes textes. C'est au cour de cette manipulation que j'ai envoyé malencontreusement le texte de Monsieur R. à la corbeille.

mercredi 5 novembre 2008

MESSAGE 103 / EMPREINTE CANUT AU MAMI






















Suchet, La Femme verte*, huile sur papier, 101 X 71 cms, 1998.
Courtoisie Monsieur P. Suchet
Photographe P. Suchet

Mon cousin Pierre est digne de la ville où il réside, il sait filer. Il sait même faire de la soie avec de la laine.
Quand mon père a vu les photos de Pierre, il m'a confié : son travail est au mien ce qu'un tapis citadin iranien ancien est à un tapis iranien nomade. On passe de la laine à la soie.

Et vous? Vous pensez quelque chose de tout ça?

Clémentine


P.S. Après 24 heures de publication nous avons décidé de faire savoir à toutes-tous nos visiteuses-teurs que nous sommes très déçues-us par le traitement et le rendu des clichés que nous confions à l'éditeur de notre blog, bien que ce rendu soit bien plus satisfaisant en optant pour l'agrandissement. Nous avons, de ce fait, décidé de les publier également chez FlickR très prochainement pour procéder à une comparaison. Nous vous tenons informées-és.

(*) La Femme verte est le premier accrochage dans la salle des Imparfaits, ouverte au public courant 2009.

vendredi 31 octobre 2008

MESSAGE 102 / @mail de Pierre


















" Cliquez pour agrandir " Sylvaine
Suchet,
étude x, huile sur papier marouflée ou pas sur bois,
101 X 72 cm, mars 1996,
avec la courtoisie de Monsieur P. Suchet
Photo P. Suche
t

Ce matin, à la réception des @mails du MAMI, il ya avait un @mail de mon cousin Pierre que je me suis empressée d'imprimer et de remettre à mon père, il disait ceci :


http://docs.google.com/Doc?id=dwmvvbp_22g3t7v6cq

Quand il en a pris connaissance, il était visiblement très ému. Laisse-moi seul, m'a-t-il demandé. Je t'appelle pour en parler avec toi dans un moment, je répondrai à ton cousin sans tarder. Fais-lui savoir que son travail m'a bouleversé. Publie immédiatement un message que vous titrerez : MESSAGE 102 / @mail de Pierre, et dis à Pierre que je lui réponds dans les jours qui viennent.

Clémentine

mardi 18 décembre 2007

MESSAGE 063 / BREF BRIEFING

En m'accordant le poste(*) au MAMI, mon père et la rédaction acceptaient que je publie librement en milieu de page.
Dont acte.


Ma dolce vita.(**)

Je vous propose donc, ci-dessus, pendant que je m'y emploie aujourd'hui, l'écoute d'une prise de son(**) que je vous laisse apprécier en prenant connaissance de ma deuxième livraison ci-dessous.

Il s'agit, dans cette livraison, d'une synthèse du briefing que m'a donné Balthazar de son travail de suivi de vos commentaires et des contacts et liens qu'il a tenté de trouver sur les blogs et/ou les sites.

De toutes évidences, les mots-clefs qu'il a utilisés ne lui ont été d'aucune aide dans ses recherches. Les algorythmes des moteurs de recherche ignorent, eux aussi, l'art d'aujourd'hui(***); quant aux urls fournies en tapant les mots-clefs : art contemporain, elles mènent, me disait-il, à des liens bien conventionnels pour les critères et l'acception qu'en a le MAMI.
A ce jour l'art d'aujourd'hui est, semble-t-il, aussi invisible pour les moteurs de recherche que pour les institutions publiques. C'est dire combien le travail de communication à produire est ENORME.

Balthazar me disait qu'il avait initié ses premiers contacts avec vous un peu par hasard : en demandant à Google de l'orienter à partir des mots-clefs : appels d'air, raison sociale du blog du MAMI, Google lui indiqua le blog Soit dit en passant. Nos premiers liens se sont créés ainsi.
A mon arrivée, j'ai intitulé les liens établis par Balthazar : Les extras de Clémentine, je souhaite que l'intitulé fédérera, comme Balthazar s'y employait, et ne vous éloignera pas de nous.
Enfin, c'est sans nul doute grâce à quelques acteurs de la presse écrite et numérique que nous avons identifié quelques urls qui traitent d'art d'aujourd'hui.

Merci de votre attention ici.
Ploum, ploum
Clémentine pour Appels d'air.
(*) Voir MESSAGE 060
(**) MA DOCE VITA, enregistrement arteradio.com, sept/nov 2007, mise en onde et mixage Samuel Hirsch, réalisation Marion Gizard.
(***) Je corrige, aujourd'hui avec ce mot-clef, je trouve KARAART

samedi 20 octobre 2007

MESSAGE 034 / ART D'AUJOURD'HUI

Si vous avez suivi, si un jour vous suivez le millefeuille qu'élabore jour après jour ce blog, en le reprenant à l'origine, qui n'est pas si lointaine, peut-être aurez-vous entendu, retenu que je me proposais ici d'aborder le concept création/aliénation (*).

A ce jour, vous êtes en droit de vous interroger sur le respect du protocole de déroulement d'une démarche que je prétends poursuivre. C'est un protocole où l'immédiat prend le pas sur le recul. C'est bien là, précisément, qu'il y a de l'aliénation dans ma création, certes, pas seulement. Je ne me garde pas d'être neutre aux émotions perturbatrices. Elles l'ont été, le sont encore, le temps n'a pas encore opéré sur elles pour les mettre à bonne distance.

Dans création/aliénation, passé, présent, futur interfèrent sans relâche. Alors que j'entreprenais de relater ce qui avait suscité ma démarche, pour autant que je puisse en être totalement ou partiellement conscient, de récentes rencontres sont venues se positionner dans un programme initialement tracé. Attraction pour l'aliénation?

Peindre et blogger me semblent procéder d'une projection de soi sur un médium. Pour le peintre comme pour le blogger, il s'agit, en l'occurence, d'une toile, l'une électronique , l'autre textile.

L'illusion originelle est de penser que la première s'affranchit totalement du temps et accède immédiatement au passé. Il n'en est rien, ce temps est seulement abrégé dans la durée autant que par le nombre d'intermédiaires intervenants, avant l'accès au public. De là, bien des malentendus.

L'art numérique est figé dans l'art d'aujourd'hui et le demeure tant qu'il n'occupe que le support du médium numérique. L'art textile, lui, est traditionnellement voué à accéder éventuellement un jour à la catégorie d'art contemporain.

Qu'est-ce qui distingue l'art d'aujourd'hui de l'art contemporain? Je vais vous le dire. Un signe infaillible, qui ne trompe pas. C'était, jusqu'à ces dernières années, l'accès au public. La toile numérique bouleverse tout cela, s'affranchit du "clergé" qui, seul, avait le monopole et le pouvoir de faire entrer un artiste dans le monde de l'art contemporain.

Aujourd'hui le public curieux peut s'affranchir de cette tutelle, de cette curatelle. Entre le public et l'artiste, plus n'est besoin d'un prêtre, d'un guru, d'un ministère. Seuls le marché et les marchands diffèrent encore cette proximité de première main, et tant que l' Etat, les accords internationaux règlementeront, comme ils le font, les échanges culturels et la commercialisation des biens culturels (**).

Prochainement, le public sera le premier à dire où est l'art d'aujourd'hui

(*) Voir message 018
(**) Voir message 004
Publier le message

vendredi 22 juin 2007

MESSAGE 003 / PROPOS D'ATELIER

Nos cultures circonscrivent, règlementent la place de l'art. Lui, dans la clandestinité de la contemplation où il s'exerce, se soustrait à ces contraintes. L'art est clandestin ( * ). Aussi,, lorsqu'il apparaît au grand jour, c'est là où on ne l'attend pas, là où il n'est pas reconnu comme tel, et pour bien longtemps. L'art contemporain, l'art d'aujourd'hui, c'est lui, là.

Bien que l'art abolisse le temps, il ne lui échappe pas; mais le temps n'aime pas ce qui s'affranchit de lui. Cet antagonisme s'exprime par le biais de la reconnaissance, elle opère comme un juge, longtemps après les faits, longtemps après les actes. L'art peut alors rejoindre l'histoire et la culture. Après coup et pour un temps seulement. ... là, sous le regard d'un spectateur, il redevient de l'art, affranchi du temps, de nos cultures, de leurs limites.

Mettre en scène la peinture, ce qui peut constituer ou restituer son environnement, ceci même, est pour moi une épreuve de cet ordre, relève de ce constat, de ces alternatives. Quand la contemplation cesse d'être là, le temps reprend aussitôt ses droits, ses prérogatives. L'art a à faire avec ces va-et-vient, ces levers de rideaux. L'espace de l'art est d'abord dans la clandestinité, l'intimité, la contemplation.

Avant, plus tard ou jamais, d'accèder aux domaines public, marchand, de la communication, à l'appellation d'art contemporain, auxquels, sans cesser d'appartenir à la clandestinité, il est indifférent.

Ici, Carolina est venu un jour ajouter un commentaire. Il figure dans les commentaires accessibles depuis les liens propres à ce même message, mais je trouve plus direct, plus approprié de venir le rajouter ici même. Vous aurez deviné, Carolina est brutalement, entendez : soudain, alors que je ne m'y serais jamais attendu, venue faire irruption dans mon existence. J'étais là-haut, sur les Canopées, elle a secoué le tronc de l'arbre sur lequel je me trouvais (ici, rigolez avec moi, ça me fait penser au Boudha, mais tout de même, tout de même...) c'était Carolina.
- "Monte Carolina, je t'en prie monte, viens passer un moment avec moi."
Balthazar, 9 septembre 2007

Voilà le commentaire de Carolina :
"je remonte doucement ,doucement votre blog, en flanant, je lis cet article me parait fondamental, par conséquent, je rajouterai : d'abord le faire.... le temps se charge de dépouiller le lapin, lorsqu'il ne reste que cette carcasse piquante, sèche et solide, disons...ivoire, ce lapin là existe enfin"
9 sept 2007 00:27

  1. atelierclandestin
  2. biennaledeparis